La seule condition pour qu'il s'étende, et efface les prétextes dont se nourrit la lâcheté, est qu'il naisse dans le coeur des
premiers où il trouvera l'audace qui l'alimentera le temps nécessaire à sa maturité.
J'ai bien l'impression que nous venons d'observer une démonstration de ce début
"d'épidémie positive" dans les rues de Marseille : La Marseillaise, nouvelle
version qui respecte l'esprit du texte (courage et détermination) mais avec des
paroles adaptées à la cause contemporaine:
Solidarité.
Je romps ce suspense éprouvant et transcris le récit des faits qui m'autorisent les observations ci-dessus :
L'Evènement : "La révolte des éboueurs" (Décidemment la Vie choisit souvent des solutions paradoxales)
Car aurait-on pu penser que l'on retrouverait la Dignité émergeant du fond des poubelles ?
En résumé, les agents de la Société BRONZO avaient été mis devant un fait que l'on croyait accompli :
A partir du 1er Janvier 2010, par décisions auxquelles ils n'avaient pas été invités à participer, ils continueraient le même
travail, mais
leur nouvel employeur diminuerait leur rémunération de 250€ à 300€ par mois.
A mon avis, cela doit représenter une chûte moyenne d' environ 15% à 25%.
Eh bien : Cette fois-ci, ceux qui se croyaient bergers ont dû se rendre à l'évidence : Ils n'avaient pas affaire à des moutons.
- Je souhaite donc, en premier, rendre hommage au courage de ces salariés, qui seuls contre l'organisation
administrative et les populations agressées par la saleté
(Tout est relatif : Moins agressées que les otages exécutés par les Nazis après des manifestations de résistance) n'ont pas
failli dans leur détermination.
- Je rends aussi hommage au courage d'Eugène CASELLI qui a eu l'audace d'exposer sa
réputation
en choisissant la solution la plus difficile pour résoudre ce conflit.
Il n'a fait appel ni à l'armée ni à la gendarmerie : Cela aurait été à la portée
de n'importe qui, même sans être nazi.
Le risque mineur était de blesser physiquement des personnes que
l'on dépouillait sciemment.
Le risque majeur étant d'allumer l'étincelle qui aurait pu, vu la
conjoncture, ouvrir le feu d'une guerre civile.
En effet, cette poignée d'hommes déterminés n'est probablement que la face visible de
l'Iceberg de la colère qui monte chez tous ceux qui ont été manipulés, avec art, et qui se rendent compte, aujourd'hui, que
contrairement à ce qu'ils ont
cru, quand ils ont été mis devant des évidences qui n'étaient pas les leurs, ils avaient les moyens,
ne serait-ce que par leur effectif relatif, d'être
co-décideurs de leur sort.
Quant au conflit des "poubelles marseillaises", s'il avait duré, suivant la stratégie -préconisée par d'autres lâches- appelée "pourrissement", le propre
(façon de dire) aurait rejoint le figuré et
- d'une part on aurait dû craindre la propagation de maladies dans la population,
- d'autre part, on aurait donné le temps d' extrapoler, à partir de cet épisode, l'explication de l'origine de leurs difficultés, quand ce n'est
tragédies, à ceux qui, pour le moment, ont opté pour une attitude pacifique d'acceptation.
Avec les risques qu'en connaissance d'autres causes, ils choisissent une autre réaction avant que l'on ait la possibilité de réparer ce qui peut encore l'être.
"Il est 5h. La France s'éveille. Il est 5h, je n'ai plus
sommeil." Encore une fois, un "poète a toujours raison"
A bientôt
Françoise-L.
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