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25 juillet 2010 7 25 /07 /juillet /2010 07:19

Revenons un moment à la finalité d'origine de ce blog :

Je ne voudrais pas frustrer mes premiers lecteurs or j'ai pu constater cette attente en regardant sur ma page "administration". Certains attendaient la réponse à la question :

    Le cout de la sous-activité est-il une charge supplétive ?

    Oh que non !   Il est une charge non incorporable, stérile.

 

    La communauté "Formation Continue" m'ayant sollicitée, je vais faire "comme si" nous étions en cours. 

    Une occasion de réviser vos classiques pour fixer "avant les vacances" ou d'en savoir un peu plus sur les liens et différences entre les calculs de rentabilité analytique et le résultat de l'activité d'après la tenue des livres de comptes (comptabilité dite générale)

 

     La comptabilité analytique permet d'analyser la formation du résultat de l'activité de l'entreprise, non seulement aux différents stades de l'avancement des travaux, mais encore par production, par chantier, par secteur ...

     La comptabilité générale, quant à elle, enregistre TOUS les produits et TOUTES les charges par nature sans se soucier de leur origine ou causalité.

     Evidemment on s'attendrait à ce que la somme des résultats partiels obtenus par l'analytique donne le résultat global constaté en Comptabilité Générale, celui qui sert de référence au fisc pour déterminer la base de l'impôt dû sur les bénéfices.

   

      En fait, ce n'est pas exactement le cas.

      Le rapprochement  nécessite le calcul suivant :

                      Somme des résultats analytiques

                      + charges supplétives ( charges inventées et attribuées à telle ou telle activité)

                      -  charges non incorporables (charges existant en comptabilité générale mais non attribuables à de responsables de secteur)

                      - produits supplétifs (très rares) produits inventés et qui ont permis d'augmenter telle ou telle performance analytique

                      + produits non incorporables (produits qui existent mais qui ne sont pas générés par un responsable de secteur)

                      = Résultat de la comptabilité Générale.

 

      Aucun auditeur, méritant son titre, ne commencera une analyse de rentabilité par secteur avant d'avoir commencé par établir, ou par vérifier, le bien fondé de ce rapprochement.

       J'ai encore le souvenir, quand je travaillais dans le bâtiment, d'avoir passé "un certain temps" pour retrouver 5 centimes de francs !!!! d'écart. (même pas 1 centime d'euro!)

 

        De quoi sont constituées les charges supplétives ?   C'est variable et au choix de l'entrepreneur :

      - Intérêts d'un emprunt fictif, car désormais remboursé, mais qui grevait les résultats antérieurs avec lesquels il veut comparer l'évolution

      - Intérêt qu'aurait rapporté le capital et les réserves si l'entrepreneur avait placé les fonds en banque et s'était reposé ( Il veut que le risque entreprise rapporte plus !!!)

     - Dotation aux amortisssements fictives de matériel totalement amorti mais néanmoins utile et utilisé pour des fabrications

     - Rémunération des heures supplémentaires (non payées) des cadres ou de l'entrepreneur et rémunération des heures passées en avion un dimanche pour se trouver chez des clients éloignés à l'aurore du lundi matin.... 

     - Excédents de sur-activité si on a choisi la méthode analytique (IRFF) Imputation rationnelle (intelligente) des charges fixes en fonction du niveau d'activité et que le niveau d'activité constaté s'est évéré supérieur aux normes attendues (exemple : production de 10.000 doses de médicaments avec un matériel utilisé généralement pour 2.000 doses et qui a pu assurer l'excédent sans surcout REEL autre que les matières consommables. On invente alors, en charge supplétive, un surcout d'amortissement)

      Ces charges imaginées pour alourdir le cout analytique n'existent pas en comptabilité générale dont le résultat apparait donc meilleur. Il faut les rajouter aux résultats analytique, voir ci-dessus, pour se rapprocher du résultat "réel".

 

        De quoi sont constituées les charges non incorporables  ?  De frais qui n'ont aucun rapport avec les performances de l'activité

      - Contraventions dont ne sont responsables aucun chef de service

      - Certains frais de déplacements et de réceptions que l'intérêt professionnel ne justifie pas assez pour être attribués à tel  ou tel responsable d'activité (qui n'est peut-être même pas au courant de leur existence)

     -  Moins value sur cessions de biens   

     -  Cout de la sous-activité  si on a choisi la méthode analytique (IRFF) Imputation rationnelle (intelligente) des charges fixes en fonction du niveau d'activité. (Par exemple les heures non travaillées, et payées à des ouvriers en bâtiment, pour raisons d'intempéries anormalement prolongées)

 

               En produit supplétif ? On pourrait imaginer une majoration fictive du prix de vente d'un produit bradé à un dirigeant alors qu'il était vendable à tarif normal... (j'ai précisé qu'il est  assez rare d'en constater) 

               En produit non incorporable ? : On pourrait imaginer une indemnité d'assurance dont le coût du sinistre avait été constaté initialement en charge non incorporable.

               Pour être sincère, je n'ai quasiment jamais rencontré, au niveau des PRODUITS SUPPLETIFS,  ces différences dans les rapprochements, que ce soit en entreprise ou dans les cas de problèmes théoriques.

               Mais ce n'est pas parce que l'on a pas rencontré quelqu'un ou une situation que l'on doit considérer que celui-ci ou celle-ci n'existe pas.

 

               Je souhaite que cet article ait répondu à la question posée par un chercheur sur google, dirigé vers mon blog, et qui se demandait bien pourquoi. A présent : Il sait.  

                Sans compter les raisons non incorporables faute d'être identifiables dès aujourd'hui. 

         

                A bientôt

                Françoise-L.

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Published by Françoise ANRIGO - MARTIN - dans La boite à outils du C. de Gestion
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commentaires

Gonnet 22/02/2012 08:50

Oui, merci. Nous nous comprenons.
Bien cordialement,
Céline

Gonnet Céline 21/02/2012 16:40

Désolée, après avoir écrit mon commentaire, je comprends ce que vous voulez dire.
Les charges supplétives sont bien des charges additionnelles à la compta (non comprises dans la compta), mais il faut les retrancher du résultat comptable car elles viennent effectivement grever le
résultat...
Bien cordialement,
Céline

Françoise ANRIGO - MARTIN 21/02/2012 19:27



Juste pour vérification que nous nous sommes bien comprises :


R Global Analyt + charges supplétives(n'existent pas en CG mais seulement en Analytique) - charges non incorporables ("n'existent pas" en analytique
mais seulement en C Géné) = Résultat Compta géné


ou


Résultat compta géné - charges supplétives + charges non incorporable = R Global Analyt


R.Global Analytique = Somme des Résultats Analytiques Exploitation (par produits)


 Il est évident que la vérification de cette équation doit précéder toute analyse des résultats fournis par le service analytique.


 Bonne continuation.


 Françoise



Céline Gonnet 21/02/2012 16:31

Bonjour,
Votre article est très intéressant, notamment pour les exemples donnés.
En revanche, pour moi l'équation est : résultat comptable + charges supplétives - charges non incorporables = résultat analytique
ou bien : résultat analytique - charges supplétives + charges non incorporables = résultat comptable.
Bien cordialement,
Céline Gonnet

georgina 07/12/2010 16:36


Françoise
ton écrit est très compliqué pour moi qui ne compte sur/pour rien !!!!


Françoise ANRIGO - MARTIN 08/12/2010 05:51



Bonjour Georgina,


ton commentaire est posé sur l'un des articles du cours de "Contrôle de Gestion". Ceci explique donc sans doute cela, car le prérequis pour ce sujet est d'avoir
des connaissances spécifiques en compta, ce qui ne peut faire partie de l'inné ni de la culture générale. 


C'est une discipline bien particulière comme la physique ou la chimie.


Si tu reviens du côté de par ici, où tu demeures la bienvenue, tu peux éviter les articles trop techniques et je crois que tu auras quand même l'embarras du
choix.


Amicalement. A bientôt


Françoise



comptabilité 01/10/2010 09:51


Dans la comptabilité analytique, les charges ou produits non incorporables sont toujours attribués au poste analytique Administration. Dans notre comptabilité analytique, c'est le poste "bouche
trou" (au lieu de les mettre dans le poste "divers" qui ne devrait pas être alimenté). Qu'en pensez-vous ?


Françoise ANRIGO - MARTIN 02/10/2010 06:24



Les charges et produits non incorporables, comme leur nom l'indiquent, ne doivent pas être incorporés aux coûts et de ce fait ne sont pas affectables à un centre quelconque. En fait si on
enregistre simultanément CG et CA, ils devraient être intégrés au poste : Différences ou mieux : "Non incorporables" de façon, à vérifier à postériori s'ils sont effectivement à 100% non
incorporables. Divers n'est pas non plus significatif et devrait être utilisé pour des éléments que la CG ne sait pas attribuer immédiatement. Quant à "bouche trou" j'y mettrai plutôt les
subventions reçues pour diverses raisons que seule la politique saurait expliquer.. parfois.


Merci de votre visite.


Cordialement,  Françoise


 



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  • : Le blog de Françoise ANRIGO - MARTIN
  • : Vision du contrôleur de gestion des stratégies d'entreprises et des stratégies politiques et recherche du pilotage optimum en fonction de l'évolution sociétale
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  • Françoise ANRIGO - MARTIN
  • Chef comptable puis Auditeur, puis Professeur et, désormais, également Maitre Praticien en PNL.

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